le "prix renaudot 2007" à daniel pennac !
Publié le lundi 5 novembre 2007 à 22:24 par bruno
le "prix renaudot 2007" à été attribué le lundi 5 novembre 2007 à daniel pennac :

(photographie : auteur inconnu / sipa)
pour son livre "chagrin d'école" aux éditions "gallimard" :

daniel pennac est né en 1944 au maroc d'un père officier de la coloniale, daniel pennacchioni grandit en afrique et en asie du sud. il obtient sa maîtrise de lettres à nice et commence par être professeur dans un collège de soissons. il s'installe à belleville, qu'il se plaira à décrire dans ses romans. en 1973, il publie son premier essai, "le service militaire au service de qui ?", un pamphlet sur le service national. puis il écrit pour les enfants. en 1985, il donne le jour à la famille malaussène avec "au bonheur des ogres". il y impose son style : rythmé, glissant, espiègle. l'alchimie se produit et avec ce qui devient la saga des malaussène ("la fée carabine", "la petite marchande de proses" - prix inter 1990 -, "monsieur malaussène" et "aux fruits de la passion") naît une potion de succès. potion qu'il épice en 1992 par un essai sur la lecture, "comme un roman", dans lequel il définit les droits du lecteur. en 1997, autre roman, "messieurs les enfants", ou un conte adressé aux grands enfants que nous sommes tous, avec une adaptation cinéma à la clé, par pierre boutron. "merci" paraît en octobre 2004 aux éditions gallimard. en 2006, daniel pennac sort encore "nemo par pennac", un ouvrage dans lequel il présente le parcours du dessinateur nemo, qui illustre depuis plusieurs années les murs de son quartier, belleville.
(sources : http://www.evene.fr/)
"chagrin d'école" : "donc, j’étais un mauvais élève. chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivi par l’école. mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. quand je n’étais pas le dernier de ma classe, c’est que j’en étais l’avant-dernier. (champagne !) fermé à l’arithmétique d’abord, aux mathématiques ensuite, profondément dysorthographique, rétif à la mémorisation des dates et à la localisation des lieux géographiques, inapte à l’apprentissage des langues étrangères, réputé paresseux (leçons non apprises, travail non fait), je rapportais à la maison des résultats pitoyables que ne rachetaient ni la musique, ni le sport, ni d’ailleurs aucune activité parascolaire"
dans la lignée de "comme un roman", "chagrin d’école" est donc un livre qui concerne l’école. non pas l’école qui change dans la société qui change, mais, "au cœur de cet incessant bouleversement, sur ce qui ne change pas, justement, sur une permanence dont je n’entends jamais parler : la douleur partagée du cancre, des parents et des professeurs, l’interaction de ces chagrins d’école". daniel pennac entremêle ainsi souvenirs autobiographiques et réflexions sur la pédagogie et les dysfonctionnements de l’institution scolaire, sur la douleur d’être cancre et la soif d’apprendre, sur le sentiment d’exclusion et l’amour de l’enseignement. entre humour et tendresse, analyse critique et formules allant droit au but, il offre ici une brillante et savoureuse leçon d’intelligence. ce chagrin d’école s’impose déjà comme un livre indispensable.
(sources : http://www.fnac.com/)
des liens utiles :
le site du prix renaudot : ici
le site dédié au livre : ici
une page sur daniel pennac : ici
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