le "prix goncourt des lycéens 2007" a été attribué le lundi 12 novembre 2007 à philippe claudel :

(photographie de richard bato)
pour son livre "le rapport de brodeck'" aux éditions stock

le "prix goncourt des lycéens" a été créé en 1988 par la fnac en collaboration avec le rectorat de rennes et avec l'attention bienveillante de l'académie goncourt. il a acquis d'année en année le prestige d'un véritable prix littéraire jusqu'à devenir un rendez-vous incontournable de la rentrée littéraire. le jury se compose de lycéens âgés de 15 à 18 ans qui lisent sous la supervision de leur professeur de lettres, une douzaine de romans en deux mois issus de la sélection officielle de l'académie goncourt.
(sources : http://www.prix-litteraires.net/)
philippe claudel, né en 1962 est à la fois enseignant, scénariste et écrivain. maître de conférences à l'université de nancy, il enseigne à "l'institut européen du cinéma et de l'audiovisuel". depuis son premier roman, "meuse l'oubli", paru en 1999, l'écrivain lorrain enchaîne les succès littéraires. "j'abandonne", en 2000, lui a permis de recevoir le "prix france télévisions". il enchaîne avec "le bruit des trousseaux", tiré de son expérience de professeur de français dans les prisons, puis "les petites mécaniques" sont récompensées par la bourse goncourt de la nouvelle en 2003. avec ses "ames grises", oeuvre unanimement reconnue par la critique, philippe claudel est lauréat du "prix renaudot" en 2003 et parrain du 16e "festival du premier roman" la même année. il publie encore "trois petites histoires de jouets" et "la petite fille de monsieur linh" en 2005. ponctuel, il revient l'année suivante avec "le monde sans les enfants", dans lequel il aborde les tabous de notre société, dont la maltraitance, la guerre ou la mort. en 2007 sort "le rapport de brodeck", dans la lignée de son maître jean giono. par ses romans, l'auteur nous emmène dans un univers imperceptible néanmoins emprunt de réalité.
(sources : http://www.evene.fr/)
"le rapport de brodeck" : le métier de brodeck n’est pas de raconter des histoires. son activité consiste à établir de brèves notices sur l’état de la flore, des arbres, des saisons et du gibier, de la neige et des pluies, un travail sans importance pour son administration. brodeck ne sait même pas si ses rapports parviennent à destination. depuis la guerre, les courriers fonctionnent mal, il faudra beaucoup de temps pour que la situation s’améliore. "on ne te demande pas un roman, c’est rudi gott, le maréchal-ferrant du village qui a parlé, tu diras les choses, c’est tout, comme pour un de tes rapports." brodeck accepte. au moins d’essayer. comme dans ses rapports, donc, puisqu’il ne sait pas s’exprimer autrement. mais pour cela, prévient-il, il faut que tout le monde soit d’accord, tout le village, tous les hameaux alentour. brodeck est consciencieux à l’extrême, il ne veut rien cacher de ce qu’il a vu, il veut retrouver la vérité qu’il ne connaît pas encore. même si elle n’est pas bonne à entendre. "à quoi cela te servirait-il brodeck ? s’insurge le maire du village. n’as-tu pas eu ton lot de morts à la guerre ? qu’est-ce qui ressemble plus à un mort qu’un autre mort, tu peux me le dire ? tu dois consigner les événements, ne rien oublier, mais tu ne dois pas non plus ajouter de détails inutiles. souviens-toi que tu seras lu par des gens qui occupent des postes très importants à la capitale. oui, tu seras lu même si je sens que tu en doutes..." brodeck a écouté la mise en garde du maire. ne pas s’éloigner du chemin, ne pas chercher ce qui n’existe pas ou ce qui n’existe plus. pourtant, brodeck fera exactement le contraire.
(sources : http://www.editions-stock.fr/)
des liens utiles :
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