la petite maison jaune

convenance n°31 : "le baisemain" !

Publié le lundi 7 juillet 2008 à 06:09 par bruno

il y a quelques mois à présent, un soir où je rentrais chez moi à pied, j'ai découvert de nombreux livres posés sur le rebord d'une fenêtre. le propriétaire des lieux plutôt que de les jeter, les avait disposés ainsi pour qu'ils puissent avoir une seconde vie, une autre histoire avec d'autres lecteurs. et justement ce soir là j'étais en train de réfléchir à ma note du lendemain pour la petite maison jaune première édition. en plus, chose plutôt rare, je n'avais aucune idée. mais un des livres a retenu particulièrement mon attention et très rapidement m'a donné l'envie d'en faire une série spéciale chezbruno ! la série a l'époque ne s'est pas faite car entre temps j'avais trouvé un sujet pour ma note du lendemain.

cette série la voici ici, dans la petite maison jaune deuxième édition. j'ai le plaisir de vous proposer "convenances et bonne manières" d'après l'ouvrage trouvé ce soir là :

ce livre date de 1959 et se veut un code moderne du savoir-vivre ! plusieurs parties composent ce livre : "la matinée, l'après-midi", "la soirée, la correspondance", "enfance jeunesse", "le mariage", "maladie, mort, fêtes et relations" "voyages, sports, usages divers" !

trente et unième convenance de cette série, puisée dans "la matinée-l'après midi" :



"le baisemain" !

(photographie : collection allociné / www.collectionchristophel.fr pour le film "les trois mousquetaires")

aimable, élégant, courtois, ce joli geste est courant dans les milieux mondains. mais il ne s'accomplit pas sans discernement. naturellement c'est la main droite qu'on baise. on ne baise pas la main gantée.

qui baise la main ?

tous les hommes peuvent pratiquer le baisemain, sauf les ecclésiastiques et les magistrats en robe. les petits garçons s'en acquittent dès leur jeune âge de manière charmante. ne craignons pas que baiser la main les fasse paraître poseurs : le baisemain est un vieux témoignage de déférence et de courtoisie.

de qui baise-t-on la main ?

le protocole du baisemain peut se définir ainsi : on peut baiser la main de toutes les femmes mariées, jamais celle des jeunes filles ou des femmes célibataires. cependant il convient de le pratiquer envers une célibataire d'un certain âge, indépendante ou occupant une situation en vue.

à paris, une femme ne s'étonnera jamais de cet hommage. en province, il convient de se montrer plus circonspect. d'ailleurs, une femme qui agrée le baisemain et l'attend offre sa main au baiser, le dos en dessus, très haut.

un homme introduit dans un cercle féminin n'est point tenu de baiser la main de toutes les femmes présentes. il réservera généralement cet hommage à la maîtresse de maison. un petit garçon ou un tout jeune homme baisera la main de chacune, excepté des jeunes filles. pour le baisemain sur la voie publique, voir plus loin, au chapitre "dans la rue"

(photographie : collection allociné / www.collectionchristophel.fr pour le film "evergreen")

en certaines circonstances, l'étiquette exige que, pour baiser la main d'un souverain ou d'un prélat, on mette un genou à terre. n'oublions pas de baiser la pierre qui orne l'anneau d'un évêque : mais c'est un témoignage de piété catholique auquel n'obligent pas les simples usages mondains. une femme reçue dans certaines cours étrangères baise la main des princesses de sang royal.

(photographie : bettmann)

la prochaine fois : convenance n°32 dans "la soirée-la correspondance" : "madame est servie" !

convenance n°30 : "les dédicaces" !

Publié le lundi 30 juin 2008 à 06:18 par bruno

il y a quelques mois à présent, un soir où je rentrais chez moi à pied, j'ai découvert de nombreux livres posés sur le rebord d'une fenêtre. le propriétaire des lieux plutôt que de les jeter, les avait disposés ainsi pour qu'ils puissent avoir une seconde vie, une autre histoire avec d'autres lecteurs. et justement ce soir là j'étais en train de réfléchir à ma note du lendemain pour la petite maison jaune première édition. en plus, chose plutôt rare, je n'avais aucune idée. mais un des livres a retenu particulièrement mon attention et très rapidement m'a donné l'envie d'en faire une série spéciale chezbruno ! la série a l'époque ne s'est pas faite car entre temps j'avais trouvé un sujet pour ma note du lendemain.

cette série la voici ici, dans la petite maison jaune deuxième édition. j'ai le plaisir de vous proposer "convenances et bonne manières" d'après l'ouvrage trouvé ce soir là :

ce livre date de 1959 et se veut un code moderne du savoir-vivre ! plusieurs parties composent ce livre : "la matinée, l'après-midi", "la soirée, la correspondance", "enfance jeunesse", "le mariage", "maladie, mort, fêtes et relations" "voyages, sports, usages divers" !

trentième convenance de cette série, puisée dans "voyages-sports-usages divers" :

"les dédicaces" !

que dédicace-t-on ?

les livres ou partitions, les photographies. et ces lignes personnelles, ou la simple signature qu'on y appose, en augmentent singulièrement le prix.

(document trouvé sur http://pagesperso-orange.fr/champagne1418/recit/recit4.htm)



où met-on la dédicace d'un livre ?

ni sur la couverture extérieure, ni sur la page intérieure qui reproduit les mêmes indications : auteur, titre, éditeur. mais sur le feuillet blanc qui porte seulement le titre du livre et se trouve entre ces deux feuillets très encombrés. on écrit la dédicace en haut de la page.

(document trouvé sur http://www.bibliopolis.net/)

dédicaces d'auteurs

elles sont fort appréciées ! il faut toujours qu'il y figure le nom du destinataire :

à monsieur paul t..., à mon amie lucy d...

et puis, suivant les cas, ajoutez : hommage de l'auteur. hommage respectueux et reconnaissant. hommage de respectueuse admiration. à mon cher maître monsieur x... à madame paule d..., auteur de la délicieuse basilique. souvenir de fidèle amitié. de tout coeur. bien affectueusement.

si vous devez dédicacer le livre d'un admirateur inconnu, la signature peut suffire, nette et décorative. mais quelques mots de sympathie feraient plaisir. ou bien une phrase glanée dans vitre livre même.

dédicaces pour un livre cadeau

si nous ne sommes pas l'auteur du livre, mettons une formule d'amitié, de voeux, la signature et la date

les livres qu'il ne faut pas dédicacer

les beaux livres anciens. les éditions numérotées. les missels ou autres livres d'église. surtout si on les offre à un prêtre ou à une religieuse

pour un tableau

l'auteur d'une aquarelle pourra écrire une formule de ce genre au bas de son oeuvre :

à jacqueline t..., bien amicalement. signature

si un groupe se cotise pour offrir une belle gravure à un professeur, à un catéchiste, on écrira à droite et en bas, sur le blanc :

à monsieur d..., ses élèves de l'année 19.., hommage respectueux et reconnaissant

notre photo

un auteur, acteur, artiste de cinéma, donnant sa photo à quelque admirateur ou bien à son libraire, à sa modiste, à son coiffeur désireux de la mettre en vitrine, apposera sa signature sur la photo avec une formule de sympathie

(photographie : auteur inconnu, trouvée sur http://www.priceminister.com/)

faire attention que l'encre ordinaire ne prend pas sur le papier photographique. il faut donc écrire sur la marge blanche, ou bien se servir d'une encre spéciale.

les dédicaces destinées aux intimes se mettent plutôt au dos de la photographie.

la prochaine fois : convenance n°31 dans "la matinée-l'après midi" : "le baisemain" !

convenance n°29 : "l'hymne national" !

Publié le lundi 23 juin 2008 à 06:10 par bruno

il y a quelques mois à présent, un soir où je rentrais chez moi à pied, j'ai découvert de nombreux livres posés sur le rebord d'une fenêtre. le propriétaire des lieux plutôt que de les jeter, les avait disposés ainsi pour qu'ils puissent avoir une seconde vie, une autre histoire avec d'autres lecteurs. et justement ce soir là j'étais en train de réfléchir à ma note du lendemain pour la petite maison jaune première édition. en plus, chose plutôt rare, je n'avais aucune idée. mais un des livres a retenu particulièrement mon attention et très rapidement m'a donné l'envie d'en faire une série spéciale chezbruno ! la série a l'époque ne s'est pas faite car entre temps j'avais trouvé un sujet pour ma note du lendemain.

cette série la voici ici, dans la petite maison jaune deuxième édition. j'ai le plaisir de vous proposer "convenances et bonne manières" d'après l'ouvrage trouvé ce soir là :

ce livre date de 1959 et se veut un code moderne du savoir-vivre ! plusieurs parties composent ce livre : "la matinée, l'après-midi", "la soirée, la correspondance", "enfance jeunesse", "le mariage", "maladie, mort, fêtes et relations" "voyages, sports, usages divers" !

vingt-neuvième convenance de cette série, puisée dans "maladie-mort-fêtes-relations" :

"l'hymne national" !

quand la "marseillaise" est jouée, en quelque lieu que ce soit, il faut se lever et rester debout. les hommes de découvrent.

il en est de même quand on se trouve à l'étranger et qu'on entend l'hymne national de ce pays.

(photographies : bettmann/corbis / à douaumont près de verdun, hommage aux morts de la guerre de 1914-1918, rendu conjointement par françois mitterrand et helmut kohl)

la prochaine fois : convenance n°30 dans "voyages-sports-usages divers" : "les dédicaces" !

convenance n°28 : "le voyage et les visites de noces" !

Publié le lundi 16 juin 2008 à 06:13 par bruno

il y a quelques mois à présent, un soir où je rentrais chez moi à pied, j'ai découvert de nombreux livres posés sur le rebord d'une fenêtre. le propriétaire des lieux plutôt que de les jeter, les avait disposés ainsi pour qu'ils puissent avoir une seconde vie, une autre histoire avec d'autres lecteurs. et justement ce soir là j'étais en train de réfléchir à ma note du lendemain pour la petite maison jaune première édition. en plus, chose plutôt rare, je n'avais aucune idée. mais un des livres a retenu particulièrement mon attention et très rapidement m'a donné l'envie d'en faire une série spéciale chezbruno ! la série a l'époque ne s'est pas faite car entre temps j'avais trouvé un sujet pour ma note du lendemain.

cette série la voici ici, dans la petite maison jaune deuxième édition. j'ai le plaisir de vous proposer "convenances et bonne manières" d'après l'ouvrage trouvé ce soir là :

ce livre date de 1959 et se veut un code moderne du savoir-vivre ! plusieurs parties composent ce livre : "la matinée, l'après-midi", "la soirée, la correspondance", "enfance jeunesse", "le mariage", "maladie, mort, fêtes et relations" "voyages, sports, usages divers" !

vingt-huitième convenance de cette série, puisée dans "le mariage" :

"le voyage et les visites de noces" !

le voyage de noces : en général, il n'est pas bien long ; mais ces quelques jours d'évasion vers quelque beau site comptent parmi les plus beaux souvenirs.

au retour les jeunes époux s'installeront. et leurs amis les inviteront à leur tour pour répondre aux fêtes du mariage.

(photographie : auteur inconnu, trouvée sur http://www.annefrank.org/)

les visites de noces : elles ne se font plus. mais les jeunes couples très corrects vont chez les vieux amis, chez les parents âgés, chez les supérieurs du mari. c'est une marque de déférence qui touche ces personnes respectables et les dispose favorablement à l'égard du nouveau foyer.

la prochaine fois : convenance n°29 dans "maladie-mort-fêtes-relations" : "l'hymne national" !

convenance n°27 : "les dragées" !

Publié le lundi 2 juin 2008 à 06:10 par bruno

il y a quelques mois à présent, un soir où je rentrais chez moi à pied, j'ai découvert de nombreux livres posés sur le rebord d'une fenêtre. le propriétaire des lieux plutôt que de les jeter, les avait disposés ainsi pour qu'ils puissent avoir une seconde vie, une autre histoire avec d'autres lecteurs. et justement ce soir là j'étais en train de réfléchir à ma note du lendemain pour la petite maison jaune première édition. en plus, chose plutôt rare, je n'avais aucune idée. mais un des livres a retenu particulièrement mon attention et très rapidement m'a donné l'envie d'en faire une série spéciale chezbruno ! la série a l'époque ne s'est pas faite car entre temps j'avais trouvé un sujet pour ma note du lendemain.

cette série la voici ici, dans la petite maison jaune deuxième édition. j'ai le plaisir de vous proposer "convenances et bonne manières" d'après l'ouvrage trouvé ce soir là :

ce livre date de 1959 et se veut un code moderne du savoir-vivre ! plusieurs parties composent ce livre : "la matinée, l'après-midi", "la soirée, la correspondance", "enfance jeunesse", "le mariage", "maladie, mort, fêtes et relations" "voyages, sports, usages divers" !

vingt-septième convenance de cette série, puisée dans "enfance-jeunesse" :

"les dragées" !

(photographie : auteur inconnu, trouvée sur http://pagesperso-orange.fr/pascal.baudouin/)

le parrain a la charge des dragées, mais réduite de nos jours. autrefois, il demandait aux parents quel nombre de boîtes ils désiraient. la réponse devait être discrète, bien entendu. de nos jours, il envoie généralement une grande boîte à la mère, une autre à la marraine et une douzaine de petites boîtes que les parents distribuent à leur gré après le baptême. si ce nombre est insuffisant pour remplir leurs obligations, ils compléteront par un achat personnel.

voilà ce qui suffit. bien entendu, un parrain fortuné et généreux peut faire davantage.

pour les baptêmes simples, on peut se contenter de petits sacs, de cornets. le nom d'un bon confiseur est toujours apprécié.

(document trouvé sur http://yclady.free.fr/)

les boîtes sont unies ou ornées d'un dessin enfantin, d'une image religieuse avec le prénom du bébé et la date du baptême. on les noue d'un ruban rose pour les filles, bleu pour les garçons, ou blanc-crème. la boîte elle-même peut être bleue, rose ou blanche.

dragées sur la table : mettez toujours des dragées sur la table au repas de baptême ; une boîte y paraît, encore enrubannée. on peut aussi mettre des dragées dans une coupe

quand et comment offrir des dragées ? : les dragées sont envoyés chez la mère et chez la marraine

pour le prêtre : le parrain garde la boîte destinée au prêtre qui baptise l'enfant ; il y joint l'offrande d'usage : un billet neuf mis sous enveloppe, et donne la boîte au prêtre à l'issue de la cérémonie

à la maman, à la marraine : les dragées peuvent être offertes dans un coffret ou dans une coupe de porcelaine, mais rien n'oblige le parrain à le faire.

tout envoi de dragées fait par la mère, le parrain ou la marraine est accompagné de la carte de visite.

on donne des dragées au personnel de la maison ; dans la boîte offerte à la garde, à la bonne d'enfant ou nurse, on met généralement la gratification qui lui est destinée.

la prochaine fois : convenance n°28 dans "le mariage" : "le voyage et les visites de noces" !